lundi 30 juin 2008

Analyse du Marché des Logiciels et Progiciels

L'éditeur allemand de progiciels SAP a an­noncé mercredi une baisse de 6% de son résultat net au quatrième trimestre, à EUR756 mio, contre EUR804 mio à la même période de l'année passée.

 

Le ré­sultat net du quatrième trimestre est inférieur à la moyenne des prévisions de six analystes interro­gés par Dow Jones Newswires, qui s'établissait à EUR801 mio. SAP a également indiqué tabler sur une marge opérationnelle comprise entre 27,5% et 28% dans l'année en cours, contre 27,3% dans l'exercice précédent.

 

Le groupe mise sur une progression comprise entre 24% et 27% du chiffre d'affaires des logiciels et services associés, activités de Business Objects compri­ses, cette année.

 

SAP a récemment pris le contrôle de la société française. L'activité de SAP, hors Business Objects, devrait contribuer à hauteur de 12 à 14 points de pourcentage à cette crois­sance. Le résultat opérationnel de SAP au qua­trième trimestre s'est établi à EUR1,11 mrd, contre EUR1,09 mrd à la même période qu'il y a 2 ans.

 

Les six analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient en moyenne sur un résultat opérationnel de EUR1,15 mrd au quatrième trimestre. Le chiffre d'affaires des logiciels et des services associés au quatrième trimestre s'est établi à EUR2,47 mrds, en hausse de 13% par rapport à EUR2,19 mrds à la même période de l'année passée, soit une croissance de 17% à taux de change constants. SAP a in­diqué avoir racheté réalisé EUR1 mrd de rachats de ses propres actions l'année dernière, et prévoit environ EUR500 mio de rachats d'actions cette année.

samedi 28 juin 2008

Actualités des sociétés - Suppressions d'emplois par Credit Suisse

Credit Suisse va supprimer 350 emplois supplémentaires dans sa banque d'investissement dans le monde, en plus des 150 suppressions de postes au Royaume-Uni annoncées mardi, afin de limiter ses coûts dans le contexte actuel de fléchissement des marchés financiers, a déclaré vendredi un porte-parole de la banque suisse.

 

Comme le rapportait dimanche le Sunday Te­legraph, des fonds souverains qataris pourrai­ent prendre une participation de 5% dans CS. L'acquisition d'une participation de 5% dans le groupe financier représenterait un investissement d'un peu plus de USD3 mrds sur la base du cours de clôture de vendredi à CHF59,95.

 

Mis à part une dépréciation de USD1,9 mrd liée à la crise des crédits hypothécaires, la banque a été relati­vement épargnée par la crise des liquidités.

mercredi 25 juin 2008

Analyse de la crise Société Générale (Janvier 2008)

Le groupe bancaire Société Générale a publié en février 2008 une note explicative donnant des précisions sur les évènements entourant le soupçon de fraude qui lui a coûté près de EUR5 mrds, se défendant notamment d'avoir contribué à provoquer la chute des marchés financiers la semaine dernière et de ne pas avoir dévoilé tous les détails de l'affaire.

 

Société Générale a réitéré son accusation selon laquelle un opérateur est responsable d'une fraude exceptionnelle et a déclaré qu'il avait utilisé plusieurs techniques de fraudes, notamment l'usurpation de codes infor­matiques et la falsification de documents.

 

L'opé­rateur incriminé était salarié du groupe depuis 2000 et a d'abord travaillé pendant cinq ans dans les middle offices du groupe, le département chargé du contrôle des activités de trading de la banque. L'opérateur a constitué un portefeuille d'instruments financiers reproduisant l'évolution de grands indices boursiers européens.

 

L'opéra­teur a contourné les procédures de contrôle du risque en constituant parallèlement un portefeuille d'opérations fictives, afin de laisser croire que ce portefeuille venait bien compenser le portefeuille A (celui composé d'instruments financiers réels) qu'il avait acheté, alors qu'il n'en était rien, a ex­pliqué Société Générale.

 

Jérôme Kerviel, l'opéra­teur soupçonné, a reconnu durant sa garde à vue avoir accompli certains actes et faits pour dissi­muler ses actions, a indiqué lundi le Parquet de Paris lors d'une conférence de presse.